Photo coquelicots

 

L’heure n’est plus à compter les oiseaux, les abeilles, les papillons morts et les humains malades. Le constat a été fait tant de fois, au travers de centaines d’études scientifiques rigoureuses, que discuter encore n’a plus de sens. Il faut se lever. Notre pays est devenu méconnaissable à cause des pesticides. Toutes les politiques ont échoué. Pis : toutes les équipes politiques au pouvoir depuis l’après-guerre ont soutenu le crime et continuent de le faire. La démission de Nicolas Hulot a montré au passage le rôle délétère des lobbies, qui défendent perpétuellement des intérêts financiers au détriment du sort commun.


Nous lançons ce 12 septembre 2018 un immense Appel qui doit provoquer un soulèvement pacifique de la société française. Il pourrait durer deux ans et vise à mobiliser au moins cinq millions de soutiens. C’est ambitieux, mais l’objectif l’est, car il s’agit d’obtenir l’interdiction de tous les pesticides (de synthèse) en
France.


Chacun, oui chacun, doit trouver la manière sincère et intime de répandre cet Appel. Il faut donc relever la tête, unir toutes les forces disponibles, agir tout de suite.


Le pari repose sur l’espoir que la société française reste vivante. Un pays libre garde le droit de refuser ce qu’il ne supporte plus et de l’imposer à ses dirigeants, quels qu’ils soient. N’oublions jamais qu’en vingt ans, des millions de consommateurs se sont détournés, au moins en partie, de l’alimentation farcie
de pesticides. C’est sur eux que nous comptons.

 

Chacun, oui chacun, doit trouver la manière sincère

et intime de répandre cet Appel


Il faut donc relever la tête, unir toutes les forces disponibles, agir tout de suite. Le pari repose sur l’espoir que la société française reste vivante. Un pays libre garde le droit de refuser ce qu’il ne supporte plus et de l’imposer à ses dirigeants, quels qu’ils soient. N’oublions jamais qu’en vingt ans, des millions de consommateurs se sont détournés, au moins en partie, de l’alimentation farcie de pesticides. C’est sur eux que nous comptons.

 

APPEL À LA RÉSISTANCE POUR L’INTERDICTION

DE TOUS LES PESTICIDES DE SYNTHESE

Nous voulons des coquelicots

Appel pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive.

Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !

Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes.

 

coquelicot 2

« L’Appel n’est jamais qu’un départ. Ce n’est pas une pétition, oubliée aussitôt que signée. Il oblige, et veut transformer des milliers de signataires en autant d’acteurs sociaux dont le but sera d’oeuvrer à la victoire. »

La vaste campagne qui commence a besoin du soutien de tous, car tous, y compris les journalistes qui en parleront peut-être, sont concernés de la même manière. Chacun, oui chacun, doit trouver la manière sincère et intime de répandre cet Appel, de manière qu’il devienne viral et atteigne le moindre recoin de la société. Pour la raison, évidente pour nous, qu’il n’est pas une parole écologiste ou politique au sens étroit, mais bien un Appel d’humains à tous les autres humains. Pour nous, c’est l’heure, et elle ne repassera pas.


Cet Appel se décompose ainsi. D’abord et bien entendu, nous invitons toutes et tous à le signer à l’adresse internet : nousvoulonsdescoquelicots.org. Le 12 septembre a paru aux éditions " Les Liens qui libèrent (LLL) " un livre-manifeste signé par Fabrice Nicolino et François Veillerette : " Nous voulons des coquelicots ". La chanteuse Emily Loizeau prépare une chanson qui nous accompagnera pendant des mois.

 

Loin d’être un point d’arrivée, l’Appel n’est jamais qu’un départ. Ce n’est pas une pétition, oubliée aussitôt que signée. Il oblige, et veut transformer des milliers de signataires en autant d’acteurs sociaux dont le but sera d’oeuvrer à la victoire. Comment ? Nous faisons fabriquer un coquelicot en tissu de récupération dans un atelier de réinsertion, qui servira de cocarde, de bannière et de point de ralliement. Il est muni d’un système d’attache qui permettra de le porter à sa boutonnière et sera vendu, car il s’agit d’un acte de soutien à l’Appel, deux euros. Nous espérons que ce bel objet sera autant porté que la petite main de SOS Racisme il y a trente ans. Pendant toute la durée de l’Appel — deux ans, rappelons-le — et chaque mois, les signataires se retrouveront le même jour et à la même heure sur les places des villes et des villages des lieux où ils habitent. Et tout à commencé le vendredi 5 octobre à 18 h 30.


Pendant ces deux années, à la manière d’un téléthon anti-pesticides, nous souhaitons que des milliers d’événements de toutes tailles et de tous ordres aient lieu en France, pour défendre l’espoir d’un pays enfin débarrassé de ces terribles poisons. Nous donnerons plus tard la liste, déjà importante, des groupes, associations et personnalités qui soutiennent notre grand mouvement démocratique. Nous n’avons sollicité aucun politique, car c’est désormais la société qui parle.


NOUS VOULONS DES COQUELICOTS :

Rendez-vous vendredi 4 janvier à partir de 18 h 30 devant la gare de BLR