03 mai 2015

Journal de printemps ou bilan d'un an de mandature

   

UN AN DÉJÀ,

L’équipe Mabille entrait à l’hôtel de ville,

 que sont les promesses devenues ?

 

 Sécurité :de l’esbroufe pour pas grand-chose

La promesse de « doublement de la Police municipale » se résume à la création d’un poste de policier en équivalent temps-plein. Quant à la vidéosurveillance elle demeure toujours en avant-projet et s’oriente vers l’enregistrement des faits et gestes des passants sur la voie publique pour y retrouver d’éventuels comportements suspects. 

 

 Travaux : la charrue mise avant les bœufs ne pourra ni avancer ni se garer !

Refus de mettre en œuvre tout plan de circulation préalable aux travaux. Ceci revient à rénover les rues sans s’interroger sur les sens de circulation à instaurer, le stationnement à réglementer, la circulation douce à concevoir.

 Il n’est prévu ni plan pluriannuel d’investissement ni programmation des travaux. La municipalité Mabille est donc incapable de dire quand seront rénovés tels axes, combien cela va-t-il coûter et, a fortiori, comment va-t-on financer les opérations aussi sommairement envisagées ? On en reste à « il faudra qu’on fasse un jour ».

 Alors que nombre d’artères sont en piteux état, le choix des rues à rénover n’est motivé par aucun critère clair. On ne peut que rester dubitatif devant ce choix (pas le dernier tronçon de l’avenue Foch mais l’avenue du 23 août pourtant refaite il y a peu !).

 

 Niveau de compétence et d’expertise : l’improvisation est aux commandes, la pratique est accablante !

  • Adoption de dispositifs illégaux et refus obstiné de les corriger ;
  • non-respect de la règlementation en matière de marchés publics ;
  • découverte des processus budgétaires élémentaires ;
  • abus de pouvoir du maire prenant illégalement des décisions.

 

Des élus démotivés : 

Au bout d’un an seulement de mandat  la majorité n’est plus capable d’assumer la présence minimale d’élus requise pour réunir valablement un Conseil municipal. La séance du 25 mars qui devait débattre de la stratégie en matière d’eau et d’assainissement a ainsi été ajournée. A ce rythme de délitement combien seront-ils à s’intéresser dans cinq ans aux affaires communales ?

 

La démocratie interne du Conseil bafouée :

Les promesses n’auront tenu que le temps d’une campagne. La majorité du Conseil, au mépris, de la Loi a adopté des dispositions illégales de Règlement intérieur (R.I.) qui réduisent les tribunes libres de l’opposition au seul bon vouloir du maire. A ce jour et malgré les remontrances de la Sous-Préfète de Fontainebleau nous attendons toujours une remise en légalité du R.I.

L’absence de réponse aux questions est érigée en système de pouvoir. Nous devons réitérer nos questions de séance en séance.

Le rythme des conseils n’est plus mensuel et prévisible ;  il est devenu erratique tandis que la municipalité peine à informer la population notamment  via internet de la date des séances et de leur ordre du jour (notre suggestion finalement adoptée, cf. compte-rendu CM 17/09/2014).

Le droit de parole, de questionnement et d’interpellation donné aux bacots en fin de Conseil était depuis longtemps l’une de nos propositions. La  liste de M. MABILLE l’avait reprise à son compte.

Proposée en Conseil par nos soins, la mesure a été rejetée : 

  • 10 voix POUR (les oppositions),
  • 16 voix CONTRE (la majorité) et 2 abstentions (cf. compte-rendu déjà cité).

Cynisme de campagne ou amnésie ?

 

Contrat communal de distribution de l’eau : régie ou calamité ?

Durant 20 ans les bacots ont subi la calamiteuse gestion VEOLIA mais les choses semblent  – un peu – bouger. Nous donnons acte à l’actuelle municipalité de progresser sur ce sujet soulevé depuis de nombreuses années par les élus successifs d’Avec Vous à Bois le Roi. 

 Le temps perdu par la majorité à découvrir et à s’emparer du sujet, contraindra cependant à prendre une décision stratégique « à l’arrache » 6 mois au plus avant la fin du contrat « Véolia ».

 On serait bien en peine de trouver en outre un quelconque début de l’engagement du candidat Mabille : « rendant compte des contrats de prestation,  notamment la distribution de l’eau par Véolia » puisque malgré nos interpellations le maire se refuse jusqu’alors à publier sur le site municipal l’audit de l’expert (un vrai, lui !) sur le sujet. Cynisme de campagne ou amnésie ?

 

Intercommunalité : tout est à faire

Au fil des conseils (et auparavant des réunions publiques de campagne !), nos élus apprennent à la majorité l’évolution du paysage institutionnel. Or il s’agit là, avec celui de l’eau, DU sujet crucial de la mandature.

 Cette mandature à la lourde responsabilité de choisir avec qui notre commune va disparaître et se marier avec de nouveaux partenaires dans une structure plus intégrée. Ce choix va engager notre commune pour des générations. Or nous assistons en permanence à l’improvisation d’une équipe qui découvre à chaque nouveau dossier la complexité d’une gestion communale qui leur était totalement inconnue.

 La période d’apprentissage serait compréhensible (après tout, « c’est toujours avec des civils qu’on fait des militaires ! ») si elle n’avait était précédée d’un enfumage total de la population par la majorité sur ses capacités à gérer « grâce à la présence de pôles d’expertise » dont on se demande désormais où sont-ils passés.

 

Apolitisme : 

L’élection es qualité d’une conseillère municipale bacotte sous la bannière de l’UMP-UDI  (avec une candidate titulaire UMP tout récemment issue des rangs du FN) déchire l’apolitisme de façade revendiqué selon ses termes, par « L’équipe indépendante de tout parti politique ». Celle-ci aurait dû préciser par honnêteté envers l’électeur 

« équipe indépendante de tout parti politique hormis ceux de Droite ». Cynisme de campagne, amnésie ou cécité ?

 

Deux élus référents par quartiers : 

Toujours pas désignés après un an de mandat Mabille. Cynisme de campagne ou amnésie ?

 

Et les finances ?

La différence (l’épargne brute) entre les recettes réelles et dépenses réelles de fonctionnement ne cesse de croître. BLR génère d’année en année un excédent de fonctionnement qui oscille entre 900 K€ et 1000 K€. Il est ainsi de 984 K€  en 2014 malgré un contexte peu favorable caractérisé par :

  • l’érosion des dotations versées par l’Etat,
  • une faible revalorisation des bases fiscales sur lesquelles s’appliquent les taux de fiscalité communale.

 

Il nous est précisé que la baisse des dotations va mettre en péril l’équilibre financier de  la commune. Il n’en n’est rien : la baisse de la dotation forfaitaire versée par l’Etat correspond à une réduction respective de 0,9% en 2014 et, projetée, de 2,5 % en 2015 de nos recettes réelles de fonctionnement. La diminution de dotation versée par l’Etat affecte une ressource qui ne représente en 2015 que 9,4 % de l’ensemble de ces recettes. Ces dernières proviennent pour 3/4 de la fiscalité.Il n’y pas lieu de tenir un discours alarmiste mais d’exercer un contrôle de gestion rigoureux de nos dépenses et veiller à diversifier nos recettes.

 

La faiblesse récurrente des dépenses d’équipement permet par ailleurs d’assumer les investissements 2014 sans recours à l’emprunt ou à l’autofinancement !

 

Le fonds de roulement (le montant cumulé d’excédent au fil des ans) est passé de 1,072 M€ à fin 2007 à 3,547 M€ à fin 2014 soit, «excusez du peu», l’équivalent d’une année de fiscalité locale Taxes d’habitation + foncière (on pourrait théoriquement se passer de tout prélèvement d’impôt local pendant un an sans détériorer le train de vie communal !). A quoi sert cette épargne ? Nous l’avons dit durant la campagne électorale : à pas grand-chose et nous doutons fortement des capacités de la nouvelle majorité à l’activer et à sortir enfin du chemin routinier (mais en l’occurrence non réparé !) de l’équipe précédente.

 

Ce qui manque à BLR n’est pas la ressource financière mais la volonté d’entreprendre. Que faut-il attendre de la municipalité en termes d’orientations budgétaires ?

 La majorité municipale ne traite pas des grands sujets à l’instar de son maire qui ne prend pas la parole lors du structurant débat d’orientation budgétaire (le premier de la mandature, celui qui engage tous les autres !).

 

1/ Social : RIEN (ils ne sont pas élus pour ça !)

  • Il importe d’être proactif en ce domaine comme en d’autres. Ne pas cantonner l’action sociale à la dispensation de l’aide mais faire du domaine social un axe transversal des politiques publiques locales ;
  • Aucune volonté n’est affichée d’évaluer les besoins en domaine ;  rien n’est entrepris en faveur du logement social alors que BLR ne dispose que 22 logements sociaux. Comment font nos enfants ou ceux des autres pour habiter BLR ? Relancer les bailleurs sociaux, étudier la possibilité d’études d’un éco-quartier sont des pistes à explorer.

 

2/  Petite enfance : PAS GRAND CHOSE

M. MABILLE reprend des projets de l’ancienne mandature mais il faut en ce domaine lancer une étude prospective permettant d’identifier les besoins, connaître les refus d’inscription, donner sa place au Relais Assistantes Maternelles (RAM).

 

 3/   Jeunesse : RIEN 

  • Ni information sur les journées « oxygène », ni réflexion sur l’accompagnement des 12-17 ;
  • rien sur un local dédié, rien sur un animateur dédié à BLR ou partagé en intercommunalité. Tout reste à faire à ce sujet. 

 

4/  Sport : DISQUALIFIÉ !  pas de mention de l’école multisports 

 

5/  Culture : ON EST REPARTI POUR UN TOUR !

  • En substitution de la médiathèque le maire propose … une bibliothèque + une maison des associations mais cette fois sans les  subventions, perdues lors du feuilleton précédent. 
  • Est-il en outre sérieux de relancer une étude préalable d’évaluation des besoins alors que pour ce sujet les études existent ?

 

6 / Développement durable : NE DURE QUE LE TEMPS D’UNE PROSE (électorale) !

  • Le développement durable n’apparait pas une seule fois dans les documents d’orientation budgétaire de la majorité dont il devait pourtant  selon ses dires constituer un axe structurant.

 

7/  L’emploi : LE SUJET EST RÉVOQUÉ et les initiatives de télétravail sont au point mort.

 

Tout est sacrifié au profit d’objectifs de travaux et de sécurité publique dont on a vu précédemment que la mise en œuvre était préoccupante. Ce constat peut vous apparaître outrancier. Nous vous invitons vivement à vérifier la véracité de nos propos en consultant les comptes rendus des Conseils municipaux (affichés avec retard) sur le site de la ville, les panneaux officiels  ouen venant aux séances du Conseil (quand les affiches n’indiquent pas une date erronée). 

 

Nous appelons les bacots à la vigilance démocratique et à soutenir les élus d’AVABLR

 

ZOOM intercommunalité

 Notre communauté de communes –  nous étions les seuls à l’avoir annoncé en 2014 –  devra fusionner avec une autre. Sous la contrainte des marchés financiers qui pilotent notre pays, le paysage institutionnel est bouleversé. L’évolution de la législation nous impose désormais à la fois :

  • d’abandonner la maîtrise de notre Plan Local d’Urbanisme au profit de l’échelon intercommunal  en 2016 (Loi Macron) au lieu de 2017 (Loi ALLUR) ;
  • de nous intégrer dans une intercommunalité de plus de 20 000 habitants (loi NOTRe) 
  • de le faire vite sinon le préfet procédera d’autorité au remodelage (loi du 16/12/2010).

Les projets de loi se succèdent et vont tous dans le sens d’une perte de substance des communes. Il est à craindre que dans un terme fort proche les communes soient cantonnées aux seules activités de proximité (état civil, mariage et, au mieux, cantines scolaires et activité périscolaires), le reste de leurs compétences étant obligatoirement transféré à l’échelon supra communal (PLU, eau, assainissement, déchets, voirie, déplacements urbains, police, tourisme etc.). 

 Dans ce contexte, pouvons-nous faire confiance à l’équipe actuelle pour établir les rapports de force, négocier, innover, défendre les intérêts bacots vis-à-vis de nos futurs et encore inconnus partenaires ? L’état d’impréparation de l’équipe municipale est préoccupant et les maladresses du maire transférant à Bois le Roi le siège de notre communauté de communes alimente les querelles de clochers.

 Ne rien faire c’est choisir par défaut un transfert de nos compétences vers une structure plus intégrée en germe à Avon et Fontainebleau dans laquelle notre commune pèserait peu. Comment dans un tel schéma conserver notre complémentarité avec Chartrettes (bibliothèque, activité culturelles et sportives par exemple à développer en commun) dès lors que le schéma en œuvre risque de faire de la Seine la frontière séparant les nouvelles structures ?

  Comment résoudre alors la congestion du quartier de la gare alimentée par un flux de voyageurs pour l’essentiel issus de l’axe de rive droite Chartrettes / Le Châtelet. Solutionner ce problème requiert un cadre intercommunal approprié.

 Le prestige impérial est-il suffisamment éblouissant pour qu’aucune approche sérieuse ne soit menée  sur la santé financière de l’actuelle intercommunalité Avon-Fontainebleau et des villes la composant? Que deviendra notre épargne communale si abondamment accumulée pour rien au fil des mandatures précédentes ? Voici les questions structurantes à poser en préalable à toute démarche !

 Nous réitérons dès lors nos propositions : 

  • informer la population sur les enjeux et l’état d’avancement de ce dossier
  • engager sans délai un  processus de création de « commune nouvelle » à minima avec Chartrettes afin de préserver notre complémentarité avec notre commune jumelle quel que soit le scénario ultérieur de refonte des périmètres intercommunaux. Le statut de « commune nouvelle » permet d’instaurer une fusion souple de communes à l’instar de celle que vient d’instituer Moret et Ecuelles. Il pérennise les dotations reçues de l’Etat (cf. page 3).

 Il y a URGENCE à traiter le sujet de l’intercommunalité. La seule réponse de M. Mabille à nos interpellations qui découvre ce sujet comme tous les autres, fût en septembre : « Nous allons créer une commission interne de travail ». Ladite commission n’existe toujours pas à ce jour. La majorité ne communiquant pas davantage à la population qu’elle ne le fait en Conseil sur ce sujet pourtant essentiel, il est illusoire que soit réellement tenu son engagement de campagne électorale « nous allons consulter par vote les bacots sur ce sujet ». Cynisme de campagne ou amnésie ?

 

 

 

 

 

Posté par coguerin à 23:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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